Les greffes de caca, par Corinne Baculard et Joël Doré

Parmi la myriade d’associations créées autour de l’approche biomédicale de l’autisme, celle-ci n’a pu vous échapper : Approche globale autisme », portée par Mme Corinne Baculard. Son court portrait sur France 3 le 2 avril dernier, afin de promouvoir le régime sans caséïne ni gluten en remède pour guérir sa fille de l’horrible pathologie autistique (le sempiternel  « ouvrir aux autres »), nous avait déjà questionnés : 

(notamment quant à la manière dont cette jeune fille autiste est présentée dans ce reportage ; je me demande ce qu’elle en pensera au jour de l’adolescence venue…)

Un site web (https://www.approcheglobaleautisme.org/), des appels aux dons réguliers, diverses tentatives de se faire parrainer et apprécier… peut-être pour mieux cacher le caca sous le tapis ?

Ou pas ! 

Car l’association « Approche globale autisme » est investie d’une mission, fièrement affichée : rendre possibles les greffes de caca de neurotypiques supérieurs afin de guérir les pauvres sous-humains autistes souffrants, et de les ouvrir au parangon de la sociabilité normative. Pour cela, l’association « Approche globale autisme » s’est trouvée un allié et un parrain de poids, Joël Doré, grand ponte de l’ « axe intestin-cerveau » : 

Ce même Joël Doré nous avait déroulé ses théories lors du dernier colloque anniversaire du GIS (groupement d’intérêt scientifique) autisme, théoriquement thématisé autour de la recherche participative, mais au cours duquel aucun autiste n’avait été invité à s’exprimer ! Et pour cause ! Avant de trouver une association autistique prête à réclamer d’elle-même que la merde des neurotypiques la rende sociable et normale, l’eau coulera sous les ponts (et le pont croulera… braoum-braoum !)… 

Sans surprise, nous retrouvons Marion Leboyer parmi les « scientifiques » loués par cette jeune association. Dès qu’il est question de selles et de fragments d’excrément montant jusqu’au cerveau, Marion Leboyer n’est jamais bien loin.

L’association « Approche globale autisme » abreuve ses quelques (Trois ? Quatre ?) lecteurs des merveilles attendues par la greffe de caca : sociabilité de l’autisme, fin des souffrances, alléluia ! Bizarrement, pas une seule fois n’est citée la théorie selon laquelle les troubles intestinaux des personnes autistes résultent… du stress (et non d’un dérèglement microbiotique co-créé par la « pathologie autistique » en elle-même). 

Je songe d’ailleurs à créer une association dont l’objet serait d’étudier les effets de la greffe de bouse de vaches chez les neurotypiques en manque de notoriété. Peut-être que cela en aidera certains à trouver la sérénité et à regarder les trains, plutôt que d’emm*bip*der les autistes ?

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9 thoughts on “Les greffes de caca, par Corinne Baculard et Joël Doré”

  1. Bonjour
    Vous n’ avez pas saisi les intervensions d’ approche global autisme visiblement …
    Je pense que pour sortir un tel article haineux vous devez être constipé?
    Bonne journée à vs en espérant que vous trouverez le chemin des toilettes

  2. A l’évidence et en digne journaliste sans talent ni valeur ajoutée, vous ne savez qu’attiser la vindicte populaire et ignorante.
    Vous, vous n’avez pas besoin de greffe, vous vivez déjà dedans.

  3. Rions : les « haineux » seraient ceux qui ne veulent pas de greffes de caca forcées dans le domaine de l’autisme, par contre, ceux qui militent pour faire autoriser cette chirurgie aussi répugnante qu’invasive et inutile dans le domaine autistique, qui plus est en l’absence d’études validant ces délires merdiques, seraient des bienfaiteurs de l’humanité !

  4. Avant de critiquer les personnes gratuitement et de ne pas connaître les tenants et aboutissants , le marqueur cœliaque de sa fille est positif donc quand on ne connaît pas le dossier médical des personnes , on s’abstient la médecine vous connaissez…Pour le reste c’est tellement moche que je vais pas me mettre à votre niveau , c’est à dire très bas.

  5. « quand on ne connaît pas le dossier médical des personnes , on s’abstient » : oui, c’est bien pour cela que Corinne Baculard passe son temps à diffuser ses « bons conseils » sur les réseaux sociaux ! Et vive docteur Facebook !

  6. Partager de la documentation scientifique et de l’information est bien plus noble que de cracher gratuitement du venin, essayer de prendre de la hauteur et plutôt que d’être dans la négativité aider noblement la cause.

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