Chronimed  : Vincent Dennery, prescripteur des bonnes pratiques en autisme

Si l’on peut avoir un certain respect pour Vincent Dennery quant à son juste combat contre la psykk, tel un chevalier brandissant les Recommandations de Bonnes Pratiques Professionnelles (RBPP) édictées par la Haute autorité de la santé (HAS) en 2012 pour disperser l’obscurantisme et le charlatanisme en autisme, on tombe des nues en apprenant que notre chevalier blanc promeut allègrement, et en douce, des pratiques dangereuses car non-recommandées par ces mêmes RBPP. 

Il avoue même, tout tranquillement, avoir imposé des chélations et des antibiothérapies au long cours à sa fille.

Capture d’écran réalisée grâce à l’enquête de Suzanne Ruhlmann

M. Vincent Dennery soutient depuis des années le « traitement » Chronimed de l’autisme, cette administration de médicaments antifongiques, antiparasitaires et antibactériens, décrits comme dangereux pour la santé des milliers d’enfants autistes auxquels ils ont été administrés hors autorisation de prescription (ce qui vaut une enquête et un procès de l’ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament).

Il assure pourtant, ici en tant qu’administrateur d’un groupe dédié au biomed, que ces produits ne seraient pas dangereux, et qu’il ne faudrait jamais arrêter le traitement malgré des manifestations d’ « irritabilité » : 

Capture d’écran originale par Suzanne Ruhlmann

Il fournit des coordonnées de médecins Chronimed et conseille des prises de médicaments par message privé (en 2016) :

Capture d’écran originale par Suzanne Ruhlmann

Et, au même moment (toujours en 2016), répond à une interview pour La Croix, dans laquelle il déclare que les RBPP devraient être imposées aux professionnels de l’autisme (correction : seulement aux psykk, les Chronidocs peuvent continuer de traiter les enfants autistes comme des cobayes, et leurs parents à les faire chélater ou sur-médicamenter en toute quiétude).

Lorsque l’on se pose en prescripteur des bonnes pratiques, à minima, mieux vaudrait être soi-même irréprochable à ce sujet…  

Vincent Dennery ne pouvait donc ignorer ce passage, très clairement écrit dans les RBPP publiées en 2012, et auxquelles il se réfère dans son interview de 2016 :

Tout cela ne pourrait être que de peu d’importance, mais à constater le décalage entre propos publics et propos privés, on frémit en sachant que M. Dennery reste à ce jour membre du Conseil national de l’autisme et des TND, Conseil dont les réunions sont tenues secrètes (non enregistrées, ce qui empêche les non-élus de prendre connaissance des propos qui y sont tenus)…

… mieux encore, lorsqu’on sait que Vincent Dennery est très proche de la responsable de la stratégie autisme Claire Compagnon, et de la ministre Sophie Cluzel, puisqu’il s’assied ici en face de la première et à gauche de la seconde.

Photo récupérée sur Facebook par des lanceurs d’alerte anonymes.

Question à cent dollars : Vincent Dennery sera t’il exclu du Conseil national des TSA pour ses actions souterraines dangereuses ?

On en doute, prendre les enfants autistes pour des cobayes et les mettre en danger n’étant visiblement pas un motif suffisant pour être privé de son siège aux comités divers (au contraire du désaccord important avec les représentants du ministère de la santé, lequel constitue un motif d’exclusion / de silenciation plus ou moins immédiat)… 

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