Chronimed : Florent Chapel, soutien de Luc Montagnier en 2016, a-t-il changé ?

Une légende veut que les adultes autistes aient une mémoire infaillible. Histoire de nourrir cette réputation éléphantesque, l’on se souvient très bien de ce qu’a écrit Florent Chapel à propos de Chronimed dans son ouvrage Autisme : la grande enquête, paru en 2016. 

Comme ces paroles nous font rêver ! Se débarasser de notre ignoble pathologie autistique à l’aide de cocktails médicamenteux, tout en louant la grandeur de notre sauveur le suprêmissime professeur Luc Montagnier (pourtant déjà totalement discrédité scientifiquement en 2015 et 2016), nous n’aspirions à rien d’autre durant nos misérables vies (pardon pour cette digression, revenons à notre paroisse et à M. Florent Chapel). 

En 2016, Florent Chapel s’affichait donc en soutien du groupe Chronimed. Le 18 juin 2015, il donnait une conférence en assénant qu’il existerait une épidémie d’autisme :

(une bêtise épidémique qu’ont proprement debunké, entre autres, le célèbre épidémiologique Eric Fombonne en 2001, le neuroscientifique Franck Ramus en 2016, et l’INSERM, dans une vidéo de Canal detox en 2019. Non, il n’y a pas d’épidémie d’autisme, mais quelques charlatans ou autres individus en quête de gros dons pour leurs associations / fondations trouvent intérêt à y croire, et à le faire accroire). 

Sans surprise, alors qu’il a été ré-invité sur Europe 1 depuis l’éclatement du scandale Chronimed, pas un mot n’aura été prononcé par Florent Chapel à ce sujet. Florent Chapel a, ou aurait (car la publication a été depuis supprimée) prétendu, en octobre dernier, que le diagnostic d’autisme est un « cataclysme » qui « détruit tout »… ce, dans ses fonctions de co-président d’Autisme Info Service : 

 

Un peu plus tôt, toujours sur Europe 1, l’autisme était comparé à un fléau (là aussi, sans que l’on sache si ces mots ont été prononcés par Florent Chapel, ou s’ils constituent un ajout malheureux d’un journaliste). Seule bonne nouvelle dans le propos, Florent Chapel déconseille les prises de médicaments suite à conseils sur les réseaux sociaux. S’agit-il d’une prise de distance avec Chronimed, qu’il louait en 2016 ? 

… Et surtout, les « fléaux épidémiques », les personnes autistes elles-mêmes, auront-elles envie de téléphoner à une plate-forme dont le co-président a ou avait d’elles une opinion aussi méprisable ? La suite au prochain épisode…

Nous suivrons aussi avec attention les déclarations de Samuel le Bihan (lequel prétend que l’autisme serait devenu un « fourre-tout », petite stratégie bien usée pour tenter d’empêcher les adultes autistes qui « dérangent » le lobby defectologique de s’exprimer)…

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