#AFGgate #AutiLeaks – « Antidésinstitutionnalisme » : Quand le lobby médico-social dicte les mesures du 4ème Plan Autisme. Le gouvernement à genoux devant AFG Autisme.


Source : AutiLeaks


Suite à une « fuite » AutiLeaks, nous apprenons que c’est au siège de l’association gestionnaire AFG Autisme que, le 20 novembre 2017, une réunion a été organisée avec les membres des groupes de travail et du comité de pilotage du 4ème Plan Autisme, pour « dégager les objectifs opérationnels et les mesures prioritaires qui seront ensuite transmis au Comité de pilotage ».

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A l’initiative du gouvernement ici représenté par Stéphanie TALBOT, Cheffe du Bureau Insertion, citoyenneté et parcours de vie des personnes handicapées et Sous-direction de l’autonomie des personnes handicapées et des personnes âgées et Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), les membres d’un groupe de travail du 4ème Plan Autisme, ainsi que des représentants de plusieurs ministères (culture, sport, emploi, développement durable, santé, affaires sociales…) se sont ainsi réunis de façon officieuse dans les locaux de AFG Autisme pour décider des politiques publiques concernant les adultes autistes.

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C’est donc au 11 rue de la Vistule dans les locaux de AFG Autisme, organisation qui collectionne manifestement les situations de conflits d’intérêts, que sont définis les axes prioritaires à dicter au comité de pilotage du 4ème Plan Autisme 4, dans lequel siège d’ailleurs un(e) salarié(e) de… AFG Autisme.


Parmi les membres de ce comité invité chez AFG Autisme, on peut remarquer :

  • André Masin, président d’AFG Autisme, mais également officier de l’armée française, possédant une adresse email en « @…gouv.fr » (donc, soumis à certaines obligations envers l’Etat et le gouvernement)
  • Jean Vinçot, président d’Aspéransa, association affiliée à Autisme France
  • Christine Maignien, présidente de Sésame Autisme, association gestionnaire comptant plus de 90 établissements, accueillant plus de 1000 personnes, et employant plus de 1 000 salariés
  • Sophie Biette, présidente de l’Adapei 44, c’est à dire affiliée à l’Unapei, la plus importante organisation d’associations gestionnaires d’établissements en France (3000 établissements, 90000 salariés)
  • Isabelle Secret-Bobolakis, une des vice-présidentes de la FFP
  • Delphine Corlay, de l’IGAS, cheffe de projet du Plan Autisme
  • Danièle Langloys, présidente de l’association gestionnaire Autisme France
    et…
    Marian Giacomoni, personne présentée comme autiste et comme expert en la matière (même si, apparemment, personne n’y croit).


Pour mieux comprendre cet article, nous vous conseillons de lire aussi : http://lautismevaincra.org/2018/03/afggate-afg-autisme-le-desespoir-des-millions-non-captes-andre-masin/


Lu sur la page https://www.afg-autisme.com/conseil-administration-afg.html :

« André MASIN : Officier de l’Armée de Terre sur des fonctions RH. A créé le SESSAD PAI et géré le SESSAD SAS, ancien vice-président d’Autisme France, fondateur d’AFG Autisme en 2005.
Chevelier de l’Ordre National du Mérite.

Evelyne FRIEDEL[-MASIN] : Avocate. Ancienne présidente d’AIDERA Paris qui gérait l’IME Notre Ecole, ancienne présidente d’Autisme France, ancienne présidente et actuelle vice-présidente d’Autisme Europe, qui a fait condamner la France devant de conseil de l’Europe, co-fondatrice d’AFG Autisme. »



Notre illustration :


Image modifiée, d’après les aventures du célèbre reporter-justicier Tintin (dans « Les Cigares du Pharaon »)

6 comments

  1. Parfum complotiste dans cette page.

    Il est question de la réunion supplémentaire du groupe de travail « adultes » pour la préparation du 4ème plan, réunion visant à synthétiser et prioriser les débats des 4 réunions précédentes. Elle a eu lieu au siège d’AFG autisme, pour question de salles disponibles, effectivement, et c’est idiot d’y attacher la moindre importance (comme au fait qu’il y ait un digicode dans ce petit immeuble de bureaux).

    Cela aurait été bien plaisant si cette réunion avait « décidé » ou « dicté »le 4ème plan. On verra ce que çà donnera.

    Il ne faut pas confondre liste de diffusion d’un e-mail et participation à un groupe de travail :
    – aucun représentant de la FFP n’a participé à la moindre réunion de ce groupe de travail;
    – il n’y avait pas de représentant de l’UNAPEI à cette réunion;
    – la cheffe de projet n’y était pas non plus;
    – Danièle Langloys et Marian Giacomoni n’y ont participé qu’une heure, pour présenter les recommandations adultes;
    – plusieurs personnes autistes y ont participé, bien qu’elles ne figurent pas dans les destinataires de cet e-mail.

    1. Une réunion sérieuse, pour l’avenir des autistes, ça s’organise dans les locaux ministériels.
      Si les ministères n’ont même pas une salle disponible pour ça (ce qui semble peu crédible), au point de devoir demander de l’aide au lobby médico-social, c’est très révélateur de l’importance accordée à notre cause (le fameux « on n’a pas les moyens »), d’une part, mais aussi à AFG, d’autre part.

      Une réunion sérieuse, organisée par les pouvoirs publics pour le bien de 1 million de personnes (avec les familles), ça ne se fait pas dans « un petit immeuble de bureaux », où les gens sont obligés de composer eux-mêmes un code pour entrer. C’est vraiment n’importe quoi.
      Au ministère il y a un service de sécurité à l’entrée, on vérifie l’identité etc. Pas besoin de digicode.
      A quand les réunions du Plan 4 dans un café ?

      Que les gens invités soient venus ou pas, n’a aucune importance : ils étaient invités et ils auraient pu venir. Ils peuvent aussi participer à distance ou dans d’autres réunions.
      Ce qui est important c’est de voir qui, grâce à ce courriel « fuité », le gouvernement considère comme important pour faire semblant de désinstitutionnaliser :
      – le lobby psychiatrique (certainement pas un apôtre de la désinstitutionnalisation)
      – le lobby médico-social (idem)
      – et une caricature (déjà dépeinte ailleurs, M.G.)
      (Il existe aussi dans la liste email une autre personne autiste, discrète, que nous n’avons pas citée, par délicatesse pour ne pas l’impliquer davantage dans ce panier de crabes. Quant aux autres autistes mentionnés par Jean Vinçot, vu que leur nom ne figure même pas dans la liste email, cela veut dire qu’ils ne font pas partie officiellement du groupe de travail. Cela montre – encore une fois – à quel point nous pesons, et cela semble bien « amateur »…).

      Tout ça en dit long sur les accointances entre le gouvernement et le lobby médico-social.

      Si le gouvernement était réellement pour la désinstitutionnalisation, il aurait pris soin d’éviter une telle maladresse, que d’aller jusqu’à organiser ses réunions au siège de « la plus importante organisation gestionnaire d’établissements pour autistes » (dixit André Masin).

      En plus « la cheffe de projet n’était pas là non plus », donc, de mieux en mieux : même pas de représentant du gouvernement (ou du Plan 4) dans cette réunion, donc en résumé c’est une réunion « ministérielle », faite par le lobby, en ses murs, et sans « chef » ministériel… Plus on en apprend et plus ça devient « intéressant »…
      Il y en a eu beaucoup, des comme ça ?
      Et comment se fait-il qu’on doive compter sur des fuites, pour connaître les membres des groupes de travail ?
      (Quand on voit que M.G. est dans le comité de pilotage, on comprend mieux une telle opacité, pour cacher des éléments potentiellement embarrassants…).
      Gageons que les choses vont continuer de manière aussi tordue, mais encore plus discrète.

      C’est comme ça que la France prépare l’avenir des autistes : avec des lobbies et des clowns, qui cachent leurs noms et leurs réunions…

      Tout cela montre bien le sentiment d’invulnérabilité de tous ces gens, qui n’ont absolument aucun intérêt à défendre la désinstitutionnalisation.

      C’est même presque de la provocation. Cela montre à quel point ils se fichent pas mal des principes servis au public, quand ils sont entre eux.
      Ils ne se gênent même plus pour s’inviter, officiellement, dans un siège du lobby médico-social.
      La collusion est totale, et elle est mise à nu par notre article (pour ceux qui croient encore aux histoires officielles, aux apparences).

      De toute façon, quand on voit que Marian Giacomoni (« 90% des autistes sont des glumeux ») est invité aux côtés de Danièle Langloys (qui ne pense pas qu’il est autiste, comme personne, d’ailleurs), on se demande vraiment ce que c’est que tout ce cirque, si ce n’est juste un ennième plan à nouveau organisé par les lobbies pour eux-mêmes, et à l’aide de ministères tellement ahuris qu’ils ne voient même pas de problème dans toute cette façon de faire.

      L’illustration est évidemment une caricature exposant une réunion qui aurait tout à fait pu se produire.
      De toute façon, vu la composition des groupes de travail, et vu le simple fait que les gens sont invités carrément chez AFG, peu importe qu’ils y viennent ou pas, car l’ensemble est cohérent et démontre ce qu’expose notre article, lequel est fortement corroboré par l’autre (http://lautismevaincra.org/2018/03/afggate-afg-autisme-le-desespoir-des-millions-non-captes-andre-masin/)

  2. Je critique ce post qui donne une importance tout à fait injustifiée à une liste de destinataires d’un e-mail, en donnant l’impression de faire des révélations.

    La liste des membres du comité de pilotage a été publiée en octobre, et est plus importante.

    On ne peut à la fois donner l’impression qu’une réunion « très importante » va « dicter » le 4ème plan autisme alors qu’elle ne se tient pas dans les locaux d’une administration – ce qui serait scandaleux (?) – et ensuite considérer comme sans intérêt la question des participants réels.

    Pour le groupe de travail adultes, une cheffe de projet a assisté à une des 5 réunions. En effet, la responsabilité de chaque groupe de travail était attribuée à des cadres de différentes administrations.

    Il y a une explication à l’absence des personnes autistes dans l’e-mail de convocation. En effet (ce qui est apparu à l’occasion d’un autre e-mail pour une autre réunion), ces personnes reçoivent en même temps que la convocation une fiche pour obtenir le remboursement des frais de déplacement. C’est l’application partielle d’une décision du comité interministériel du handicap de décembre 2016. La convocation a donc été envoyée par un autre email.

    1. « La liste des membres du comité de pilotage a été publiée en octobre, et est plus importante. »
      –> Elle est publiée où ? (lien, SVP) Si c’est pas secret, c’est vraiment discret, vu tout le tapage qui a été fait avec le MarianGate pour connaître cette liste, en vain.

      « On ne peut à la fois donner l’impression qu’une réunion « très importante » va « dicter » le 4ème plan autisme alors qu’elle ne se tient pas dans les locaux d’une administration – ce qui serait scandaleux (?) – et ensuite considérer comme sans intérêt la question des participants réels. »
      –> Quand l’article a été écrit, on ne connaissait pas les participants réels. Les gens qui ne sont pas des le secret des dieux n’obtiennent pas de réponses à leur questions. On est en droit de supposer que n’importe quel destinataire de l’email (qui en plus donne le digicode) a pu venir.
      Qu’ils viennent ou pas, qu’ils participent ou pas aux décisions, cela a une importance, bien sûr ; mais à notre avis le plus important c’est la manière e faire.
      Cette réunion, l’email, les circonstances, tout, montre ce qui est expliqué dans l’article.
      Cette réunion n’est qu’un exemple. On ne sait pas s’il y en a eu d’autres comme ça, ni qui y vient.
      Mais ce qu’on sait, c’est ce que nous montre cet email, qui est sans équivoque : que le gouvernement invite les décideurs du 4eme plan dans les locaux du « leader » des établissements pour autistes en France, alors que le même gouvernement essaie de nous faire croire qu’il est pour la désinstitutionnalisation. N’y a-t-il pas comme une sorte de « problème », là ?…
      Au regard de ce vice majeur, la question de la participation réelle des invités est secondaire.
      Ils ont été invités pour une réunion décidant du 4e plan, dixit l’email.
      C’est une question de principe.
      Si maintenant il faut regarder ce qui s’est passé réellement, il faudrait savoir aussi ce qui s’est dit, par exemple.
      Le lecteur de l’email n’en sait rien du tout.
      Il est même en droit de se dire que si beaucoup des invités ne sont pas venus, alors cela laisse le champ libre pour le peu de gens présents.
      Quand on voit cet exemple, on est en droit de se demander si les autres réunions ne sont pas gérées avec la même légèreté.
      Que cette réunion soit plutôt mineure, peut-être, mais un gouvernement qui voudrait vraiment la désinstitutionnalisation ne ferait jamais l’erreur d’inviter les gens chez AFG Autisme.
      Sauf, bien sûr, si « tout est déjà décidé d’avance », et que la « concertation » n’est là que pour donner le change.
      Dans ce cas, l’invitation chez AFG est en même temps une provocation cynique (« regardez : on fait ce qu’on veut ») de certains, et un manque de lucidité et de prudence d’autres.
      De toutes façons, quand on voit que Marian Giacomoni fait partie des invités…
      Je ne vois pas comment on peut accepter de participer à des réunions où ce personnage hautement toxique est invité.

      Il n’y a rien de sérieux ni d’honorable ni de défendable dans une réunion gouvernementale soi-disant « pro-désinstitutionnalisatrice » :
      – dans les locaux d’AFG Autisme, leader des établissements pour autistes en France (1ere faute grave)
      – avec tout le gratin des autres « enfermeurs », plus la FFP (2eme faute, mais on est habitués) (et le fait qu’ils viennent ou pas importe peu : l’email montre qui décide du 4ème plan, en plus sans même prendre la peine de se déplacer puisque tout est déjà bien verrouillé depuis des décennies) ;
      – et en plus, peut-être pour mettre un peu de fantaisie ou de piment dans cette mascarade lamentable, on invite Marian Giacomoni, encore un affront fait aux autistes authentiques.
      Et personne n’est mal à l’aise avec une personne qui pense que 90% des autistes sont des glumeux, assis à côté d’une Danièle Langloys qui pense « pour moi il est pas autiste mais bon…).

      TOUT CA EST DU GRAND N’IMPORTE QUOI, indigne des autistes, indigne de la France.

      Qu’en pense jean Vinçot ?

  3. Bruits de couloir ou réalités ?

    Suivant des sources locales concordantes ce qui est reproché à l’association AFG incriminée dans cette page est de détourner le système SESSAD et participer à la maltraitance classique avec des prestations non délivrées en quantité et en qualité et ne correspondant aux subventions reçues. Phénomène qualifié « les usines à autistes ».

    D’après d’autres sources, l’AFG et ses succursales semblent se distinguer par un art de l’étouffement des alertes sur la maltraitance avec des pressions sur les parents qui questionnent la qualité des services et la quantité des services, parents qui ne font pas partie du premier cercle de l’association locale qui lui est généralement bien servi.

    Les pratiques de contention démonstratives du manque de formation et d’autres pratiques plus insidieuses et illégales sont aussi pointées du doigt mais dans ce domaine il est difficile d’avoir autres choses que des témoignages humains ce qui rend la prise en compte de ces informations très problématiques.

    L’importance du pourcentage des « frais de gestion » est aussi mis en avant par ses détracteurs.

    Les autres bruits de couloir, concernent l’emploi de faux autiste pour répandre son influence. Si on ne peut savoir si on a à faire à des simulateurs, les agissements de certains sont vivement critiqués tant ils pratiquent de manoeuvres qui signent les manipulations habituelles dans ce milieu.

    La pratique du clientélisme, d’achat du premier cercle des associations locales en contre-partie de meilleurs services est aussi mentionnée mais cette pratique semble très commune dans le monde du handicap.

    Les informations étant disséminées et l’omerta sur les dysfonctionnements étant la règle, il est difficile de distinguer si on a à faire à des pratiques locales ou s’il s’agit d’une politique concertée et même si le concurrent historique de l’AFG n’est pas la source de rumeurs infondées.

    De là, à tirer la conclusion que la ministre est sous influence c’est aller vite en besogne, seule la répartition des financements avec le plan 4 nous dira qui seront les gagnants et les perdants et pourra permettre de distinguer les meilleurs influenceurs parmi les différents lobbies.

    Qui peut infirmer ou confirmer ces informations ou en apporter d’autres ?

    1. Bonjour, merci beaucoup pour votre commentaire, très instructif !

      Espérons que d’autres personnes s’expriment, agissent, ou se révoltent le cas échéant.

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